Si vous envisagez de visiter La Gomera, mieux vaut préparer le voyage en connaissance de cause : île petite mais diverse, elle demande quelques choix pratiques qui influencent fortement l’expérience — transport, mobilité sur place, et priorités de visite.
Sommaire
Erreurs courantes à éviter avant le départ
Beaucoup de visiteurs arrivent mal préparés parce qu’ils transposent leurs habitudes de Tenerife à La Gomera. Parmi les erreurs les plus fréquentes, on retrouve l’idée qu’il suffit d’arriver en avion sans anticiper les déplacements sur l’île, ou de croire que louer une voiture sera toujours simple et bon marché. Autres faux pas : sous-estimer le temps nécessaire pour profiter du parc national ou espérer des plages calmes et largement aménagées partout. Prendre conscience de ces limites vous évitera des déconvenues.
- Réserver son transport et sa voiture sans vérifier la politique du loueur concernant les traversées en ferry.
- Sous-estimer la richesse du parc national et prévoir une seule heure de visite.
- Penser que toutes les plages sont adaptées à la baignade.
- Attendre la dernière minute pour réserver une excursion d’une journée depuis Tenerife.
- Oublier d’emporter des chaussures de marche si vous prévoyez des randonnées.

Comment aller à La Gomera ?
Deux solutions principales relient l’île au reste des Canaries : le ferry depuis Tenerife et les vols inter-îles opérés par la compagnie locale.
Le ferry depuis Los Cristianos
Depuis le port de Los Cristianos à Tenerife, la traversée jusqu’à San Sebastián de La Gomera dure environ 50 minutes. Les deux opérateurs en service sont Fred Olsen et Naviera Armas. Pour les voyageurs avec un véhicule, le ferry offre un avantage net : vous débarquez avec votre voiture et pouvez explorer l’île sans dépendre des transports publics. Lors de notre passage, un aller-retour pour deux personnes avec voiture a été d’environ 189 € avec Fred Olsen.

Vols inter-îles
La compagnie nationale régionale assure des liaisons depuis l’aéroport de Tenerife Nord (attention : ce n’est pas l’aéroport du sud) et parfois depuis Gran Canaria. Les vols durent un peu plus de 30 minutes et il existe généralement deux rotations quotidiennes. Le principal inconvénient est l’absence d’un véhicule à l’arrivée : il faudra alors prévoir une location, des taxis ou le bus.
Ferry ou avion : lequel choisir ?
Le choix dépend de vos priorités. Si vous privilégiez la rapidité et que vous venez d’une autre île sans voiture, l’avion est pratique. Si vous souhaitez autonomie et liberté de mouvement, le ferry est préférable car il permet d’embarquer votre véhicule. Notez toutefois qu’un nombre significatif de loueurs ne permettent pas que leurs véhicules franchissent la mer en ferry ; certains grands noms refusent explicitement. Les loueurs locaux peuvent être plus flexibles.
Se déplacer sur l’île : pourquoi la voiture change tout
La Gomera est petite mais routée de façon sinueuse, avec des panoramas qui encouragent les arrêts spontanés. Avoir une voiture est, de loin, le moyen le plus efficace pour explorer à votre rythme. Les transports en commun et les taxis existent mais ils restreignent nettement vos déplacements — surtout si vous voulez combiner plusieurs points d’intérêt en une journée.

Un point pratique important : tous les loueurs ne permettent pas d’embarquer leurs véhicules sur un ferry. Lors de notre voyage, des enseignes internationales refusaient tandis qu’un loueur local acceptait. Passer par un comparateur peut aider à repérer les offres adaptées.

Que voir en priorité sur l’île
La Gomera concentre des expériences très différentes sur de faibles distances : forêts primitives, vallées cultivées, villages colorés et côtes sauvages. Voici quelques lieux qui méritent d’être planifiés selon vos centres d’intérêt.
Le parc national du Garajonay
Point fort naturel de l’île, le parc national couvre une part importante du centre de La Gomera et s’étend sur près de 4 000 hectares, soit plus de 10 % du territoire insulaire. Pour bien débuter la visite, rendez-vous au Visitor Center Juego de Bolas (adresse disponible sur place) où une brochure en français et des cartes des sentiers sont proposées. Si vous manquez de temps, des courtes randonnées balisées existent, comme le sentier numéro 13 d’un peu moins de 5 km aller-retour, qui offre un bel aperçu de la forêt primaire. Même une simple découverte en voiture permet d’apprécier les arches végétales créées par les vieux arbres recouverts de mousse.
Vallées, villages et points de vue
Les vallées agricoles du nord révèlent une Gomera très verte, sculptée par des terrasses de cultures, bananeraies et palmerais. Des villages comme Hermigua et Agulo offrent des ruelles typiques et des panoramas remarquables. Ne manquez pas le mirador de Abrante près d’Agulo, avec sa plateforme qui avance dans le vide : sensations garanties pour les amateurs de vertige.
Plages et côtes
Les plages de l’île sont souvent de sable volcanique sombre ou de galets et ne sont pas toujours idéales pour la baignade. La plage de la Caleta présente un contraste saisissant entre sable noir et eaux claires, mais la mer peut y être agitée. Sur la côte sud-ouest, la zone proche de Valle Gran Rey et la plage dite Playa del Inglés valent le détour, la dernière étant prisée et parfois fréquentée par des naturistes.
Conseils pratiques pour l’hébergement et la durée du séjour
Si votre passage est bref, loger à San Sebastián de La Gomera, proche du port, facilite les arrivées et départs et permet d’accéder aux restaurants locaux en soirée. Pour un séjour très court, une nuit et une journée complète donnent un bon aperçu mais exigent un rythme soutenu. Pour se détendre, faire une ou deux randonnées et profiter de la côte, prévoir au moins deux à trois jours. Les amateurs de randonnée pourront aisément rallonger le séjour une semaine pour approfondir les itinéraires.
Lors de notre visite, nous avons trouvé un hébergement simple et bien placé à San Sebastián pour environ 58 € la nuit en avril. Si vous avez des dates fixes, comparer les établissements en amont est conseillé.
Quelques pistes pour profiter mieux et sans stress
Le Silbo gomero mérite qu’on l’écoute : ce langage sifflé, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, permet de communiquer à plusieurs kilomètres et ponctue encore aujourd’hui la vie rurale. Enfin, si vous envisagez une excursion d’un jour depuis Tenerife, sachez que l’offre existe mais que la formule est dense et qu’il faut réserver à l’avance pour être sûr d’avoir une place.
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Camille Moreau est une globe-trotteuse française qui adore partager ses conseils de voyage et ses découvertes à travers le monde.